Sondage : La Bio de demain

Nous sommes tous consommacteurs aujourd’hui, mais encore faut-il avoir la parole!

C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous vous donnons la parole, afin de préparer la Bio de demain, en fonction de vos attentes.

 

Nom / prénom
E-mail:*
Je veux recevoir les bulletins d'information de Bio et Bien Être
Quel réseau de distribution privilégiez vous pour vos achats alimentaires?*
Quelle importance donnez vous à la provenance de votre alimentation (Pays d'origine, pays de transformation...)*
Pensez vous pouvoir faire confiance aux fabricants Bio*
Quelle marque vous paraît la plus éthique?
Êtes vous intéressé(e) par plus d'informations en magasin sur les méthodes de fabrication des marques Bio?*
À vos yeux quel acteur de la Bio doit être le plus irréprochable dans la chaîne de distribution?*
Êtes vous un(e) consommateur / consommatrice Bio :*
Êtes vous client(e) de notre magasin?*

De la surexploitation des océans (Greenpeace)

Ce mois-ci, Greenpeace renforce son action concernant la surexploitation des océans en matière de pêche.

Très investit dans la lute contre les méthodes de pêche irresponsables depuis plusieurs années, Greenpeace publie aujourd’hui un classement des marques sur la référence la plus vendue en France, le thon en conserve.

De la surexploitation des océans

La pêche industrielle met nos océans en péril, pille leurs ressources et menace les espèces qui y vivent.

L’intensification de l’effort de pêche a débuté dans les années 1990, mettant en œuvre des techniques, telles que les dispositifs de concentration de poissons (DCP), permettant de maximiser les prises des pêcheurs industriels.

Les thoniers senneurs sont particulièrement friands de cette méthode de pêche. Or, elle est destructrice car non sélective. Elle mène à la capture de nombreuses espèces autres que le thon. Par ailleurs, les prises sur DCP sont beaucoup trop importantes au regard de l’état des stocks de thons. Le thon albacore est l’espèce la plus consommée en France. Aujourd’hui il ne reste plus que 35% à 55% des stocks existants avant la pêche industrielle…

La ressource de thon tropical, celui que l’on trouve dans les placards de 9 Français sur 10, s’épuise de façon significative. [lire la suite…]

(Greenpeace)

Jour du dépassement (Global Footprint Network)

Depuis hier, le monde semble découvrir qu’il existe un déficit « écologique » mondial, et que chaque année, nous consommons plus de ressources écologique que ce que la terre peut produire.

Il ne s’agit pas ici uniquement de la capacité de la planète à produire des denrées alimentaires, mais également de sa capacité à en absorber et retraiter les déchets. L’impact Carbone de la production est par exemple pris en compte dans ce calcul.EOD2013_debtorinfographic_thumb

L’ONG qui publie ces résultats alarmant n’est autres que Global Footprint Network, qui n’est autre que l’ONG de laquelle j’ai déjà tirer les chiffres de l’impact « écologique » des pays.

Vivre à crédit écologique nous oblige à puiser dans les réserves naturelles (surpêche, déforestation…).

Il n’est pas nécessaire de rappeler que nous sommes seuls « maîtres » à bord, et que ce constat résulte de nos modes de  consommation!

L’article en question de Global Footprint Network:

En seulement huit mois, l’humanité consomme la totalité du budget écologique annuel de la Terre. 

Le jour du dépassement était le 20 Août. A cette date, l’humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète. Pour le reste de l’année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère

Lire la totalité de l’article sur le site Global Footprint Network

Écologie: Le 7° continent, la plastisphère océanique.

Il y a deux mois, une expédition écologique a été mené dans l’océan pacifique. Du nom de « septième continent », cette expédition avait pour but d’étudier la réalité d’un phénomène nouveau, lié à la consommation humaine et au retraitement des déchets. En effet au fil de ces dernières années sur les 260 millions (260 000 000) de tonnes de plastique produites chaque année à travers le monde, environ 10% ont finit à la mer, soit 26 millions de tonnes / ans.

Ces tonnes de plastique sont emportés par les courant océaniques, qui se retrouvent et forment des amas de déchets plastique. Loin de former un continent à proprement parlé, il s’agit plutôt d’une « soupe de plastique » qui s’étend en surface sur plusieurs milliers de kilomètres carrés.

© Robin des bois, www.robindesbois.org
Durant l’expédition, le voilier qui s’est rendu dans la zone d’amas est du pacifique a failli rencontrer des déchets du Tsunami de Tohoku © Robin des bois, www.robindesbois.org

Mais le problème est plus profond que cela, car il apparait qu’en réalité, le plastique ne se décompose  jamais complètement. Il ne fait que se fragmenter en plus petite particules. Lors de cette expédition, les macro déchets (de plus d’un millimètre) ne représentaient qu’une infime partie du plastique présent en surface.

Phénomène intéressant: les macro déchets servent de récif aux mollusque, quand les micro déchets se mélangent avec le plancton. Si il s’est développé une sorte de symbiose entre les organismes présents et cette soupe de plastique, les analyses faîtes sur les échantillons prélevés par l’expédition 7° continent ont permis de prouver qu’un nouvel écosystème s’y est développé.

Une grande activité microbienne a en effet été découverte dans cette soupe de plastique. Ces microbes (essentiellement des bactéries qui se nourrissent des plastiques)ont de quoi faire frémir, tant les souches sont variées et potentiellement dangereuse. Les résultats des analyses ont ainsi permis de mettre en évidence des souches proches du choléra…

En conclusion, on peut se demander pourquoi nous avons tant besoin de plastique, sacs de course, suremballage, obsolescence programmée, tris sélectifs et recyclage insuffisant, toutes ces pratiques de consommation contribuent à la pollution incessante des terres et des océans.

La fausse écologie des éco-sacs « végétaux »

 

 

Bio et bien être
Crédit image nageraveclesdauphins.fr

 

 

Depuis maintenant un certain temps, de nombreuses grandes surface proposent des sacs « écologiques » en caisse.
Annoncés comme Végétaux et Bio dégradables, ils sont vendus entre 5 et 10 centimes d’euros.
Dans cet article, nous verrons quel est l’impact réel de l’utilisation de ces sacs.

1. Avant de commencer:

Avant de se lancer dans le feu de l’action, nous allons étudier l’origine des sacs de courses en plastique.

Apparu dans les années 70, le sac plastique a su se faire sa place au soleil. Il est aujourd’hui largement répandu à travers le monde, et plus particulièrement dans les pays développés.
Les raisons de son succès réside dans sa facilité de production, ainsi que dans sa facilité d’utilisation.
La production pouvant être largement automatisé, le sac plastique ne demande pas beaucoup de ressources « humaines » pour être fabriqué. Il reste néanmoins un produit issu de la pétrochimie.
Son utilisation, en libre accès dans la plupart des grande surface (beaucoup moins ces dernières années), a été tellement répandu, qu’il est devenu habituel de demander un sac plastique en caisse, qui servira ensuite de sac poubelle, ou finira accroché dans un arbre, ou encore dans l’estomac d’un dauphin.

2. Quelques chiffres:

Parmi les pays les plus consommateur de sacs plastique, on retrouve les états unis en première place – près de 1500 sacs par personne et par an – puis les pays européens – une moyenne de 300 sacs / pers / an. (chiffres de 2003 – source Ekopedia.org)

En France, nous utilisons près de 17 milliards de sacs plastiques par ans, soit une moyenne de 280 sacs, par personne, par an (chiffres de 2003 – source Ekopedia.org).
Ces chiffres ont de quoi faire réfléchir, car cela veut dire que nous utilisons un sac 5 jours sur 7 dans la semaine.

3. l’intérêts des éco-sacs bio dégradables:

La grande question de cet article est la suivante, quel est l’intérêt réel de produire et d’utiliser des sacs dégradables?
Étant donnés les chiffres de consommation cités ci dessus, il est évident qu’il existe un marché du sac plastique. Face à la demande constante de moyen de transporter les achats, la grande distribution n’a eu d’autre choix que de chercher des solutions. Cependant, le gouvernement français en ayant décider ainsi, la distribution gratuite de sacs plastique sera interdite  fin 2012.
Aussi les principaux acteurs sont obliger de faire face à un nouveau dilemme.

Certains ont choisis de faire payer des sacs plastiques, plus grands mais toujours à usage unique. Ainsi le consommateur va-il (soit disant) faire plus attention, et revenir avec son propre sac.

D’autres proposent des sacs biodégradable ou biofragmentables, gratuits ou non, geste écologique dont nous allons voir l inconvénients après.

De plus, la plupart des enseignes proposent désormais de grand cabas en plastique, payant et réutilisables.

Les sacs biodégradables et biofragmentables présentent donc un double intérêt. D’un coté, ils ne sollicitent plus l’industrie du plastique, et donc la pétrochimie. D’un autre coté, ils interpellent et font prendre conscience du problème que pose la dégradation du plastique.

Tout cela pourrait être magnifique, si seulement ils ne présentaient pas d’autres inconvénients.

Pour ce qui est des sacs en plastique biofragmentables, la matière utilisée n’en reste pas moins le plastique. Il s’agit en réalité d’un polyéthylène auquel est rajouter un additif qui fragilise sa structure et le rend donc fragmentable. Cela ne règle malheureusement ni le problème de la pétrochimie, ni même celui de la dégradation, car le polyéthylène n’est pas biodégradable de par sa nature hydrophobe.

Pour ce qui est des sacs biodégradables en amidon de maïs, s’il est vrais que l’on peut saluer l’exploit et le coté écologique (biodégradabilité totale), il reste néanmoins que les sacs sont à usage unique – bien que réutilisables, les sacs en amidon de maïs ne tiennent pas dans le temps, et craignent l’eau. De plus au cours de son processus de fabrication, ils demandent une quantité d’eau et d’énergie énorme. Le dernier point à signaler est que si la consommation de sac en amidon de maïs venait à se démocratiser, la filière devrait faire face à des pénuries de matière première, et cela risquerait de renforcer indirectement la production de maïs OGM.

4. Mon avis (très personnel) sur la question:

Je ne pense pas qu’il existe une solution toute faite à ce genre de problème, qui est inhérent aux nouveaux modes de consommation. Consommer toujours plus, pour produire plus, et le tout au plus bas prix, au détriment de la qualité.

On ne peut blâmer la grande distribution d’avoir voulu trouver une solution pratique est peu onéreuse au problème du transport des courses. On ne peut non plus blâmer les fabricants, qui ont été obligés de répondre aux cahiers des charges exigeants de la grande distribution.

Les véritables fautifs sont les consommateurs (nous tous), qui ont céder à la facilité d’un sac plastique, alors que nos aïeux ne sortaient jamais faire leurs courses sans leur panier. Il reste néanmoins vrais que la grande distribution nous a poussé à la consommation, en ne proposant que tardivement (et sous contrainte politique) des solutions alternatives.

Pour moi, la seule solution viable au problème est l’utilisation de cabas réutilisables, si possible en toile ou en coton, qui restent les matériaux les plus naturels durant tout leur cycle de vie.

5. Liens utiles et sources:

http://fr.ekopedia.org/Sac_plastique

L’empreinte Eau de la France

J’ai trouvé ce mois-ci un très bon article dans le Science et Vie (N° 1149 du mois de Juin – Pages 26 et 27).

Ce dernier traite de « l’empreinte Eau » des produits consommés dans notre cher hexagone (par nous autres citoyens).

  • « 106 000 000 000 (106 Milliard) de mètres cubes d’eau par an sont utilisés pour produire des biens pour la France »

Sur le même principe que l’empreinte carbone, qui permet de déterminer quelle quantité de dioxyde de carbone est produite pour fabriquer différentes choses, un chercheur hollandais a cartographie l’empreinte eau de la France. L’article est accompagné de la carte du monde avec cet impacts eau, exprimé en litre par mètre carré et par an.

C’est sans surprise en France que nous utilisons le plus d’eau pour produire les biens que nous consommons (heureusement), mais on peut également constater une forte concentration dans le reste de l’Europe, les États Unis, l’Inde, le Brésil, et une grande partie du continent africain (en dehors des zones de désert).

  • 22% de l’eau importée en France est liée à la production de coton et ses dérivés.

Le plus inquiétant dans cette étude vient du fait que dans de nombreux bassins hydrographiques, les volumes prélevés pour la consommation française contribue à des pénuries en eau (France, Espagne, Etats Unis, et Inde pour ne citer qu’eux)

Nous ne sommes heureusement pas les premiers du classement international. J’ai poussé mes recherches un peu plus loin, et je suis tombé sur le site www.waterfootprint.org, qui regroupe toutes les informations sur l’empreinte eau des différents pays.

  • Empreinte sur l’eau des états:

L’empreinte sur l’eau d’un Etat est le volume d’eau nécessaire pour la production des biens et des services consommés par ses habitants :

  • France: 1786 m³/an et par habitant (dont 47,3% en dehors du pays)
  • Etats Unis d’Amérique: 2842 m³/an et par habitant (dont 20,2% en dehors du pays)
  • Italie: 2303 m³/an et par habitant (dont 60,7% en dehors du pays)
  • Ethiopie: 1167 m³/an et par habitant (dont 2,3% en dehors du pays)

Je laisserai chacun tirer ses conclusions de ces chiffres…

Un dernier chiffre pour clore ce thème, il faut 15415 litres d’eau pour produire 1 Kg de viande de Boeuf, soit (en se basant sur une consommation moyenne de 200 litres par jour et par habitant) 15400 / 200 = 75 jours de consommation en eau d’un Français.

Je ne sais lequel de ces deux derniers chiffres est le plus édifiant…

En vidéo : la colonisation des fonds océaniques par les déchets

Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.

Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.

Lire la suite de l’article sur Futura Science, http://www.futura-sciences.com

Petite Pêche : ne laissons pas la flamme s’éteindre

Petite Pêche : ne laissons pas la flamme s’éteindre

L’Arctic Sunrise a levé l’ancre de Roumanie le 19 mars dernier. Le brise glace de Greenpeace a fait escale dans 9 pays, dont la France, pour soutenir les pêcheurs artisans. Retour sur 10 semaines de campagne.

 

Une campagne pour la petite pêche

Cette campagne a été inédite pour nous. Faire campagne pour la préservation des ressources marines, nous avons l’habitude. Faire campagne contre les navires géants ou les pratiques abusives nous avons l’habitude … Mais là, il s’agissait d’un tout autre projet. Il s’agissait de faire campagne pour une pêche artisanale, durable. Il s’agissait d’accompagner les pêcheurs.

Greenpeace pour la pêche .. voilà qui a troublé : les médias, et notamment les médias français en étaient tous surpris. Dans les ports de Saint-Malo et de Boulogne-sur-Mer, les comités des pêches et les représentants politiques étaient déjà prêts à la “confrontation”.

Mais ils n’y étaient pas du tout …  Depuis la mi-Mars, nous avons navigué à travers l’Europe entière, avec un message décliné dans 9 langues : “Petite Pêche, Grand Avenir”.

Neufs pays, neufs cultures différentes, des côtes de la mer Noire à celle de l’Atlantique en passant par la Méditerranée. 20 escales, et autant de rencontres avec le public, les citoyens, les adhérents, les supporteurs, les curieux, les amoureux de la mer.  Des dizaines de rencontres entre pêcheurs artisans et représentants politiques afin qu’enfin, les petits pêcheurs puissent avoir accès aux décideurs, des ateliers entre pêcheurs de différents pays pour créer un lien, des liens. Des conférences de presse, pour qu’ils fassent entendre leurs voix…

Lire l’article complet sur le site greenpeace.fr