Écologie: Le 7° continent, la plastisphère océanique.

Il y a deux mois, une expédition écologique a été mené dans l’océan pacifique. Du nom de « septième continent », cette expédition avait pour but d’étudier la réalité d’un phénomène nouveau, lié à la consommation humaine et au retraitement des déchets. En effet au fil de ces dernières années sur les 260 millions (260 000 000) de tonnes de plastique produites chaque année à travers le monde, environ 10% ont finit à la mer, soit 26 millions de tonnes / ans.

Ces tonnes de plastique sont emportés par les courant océaniques, qui se retrouvent et forment des amas de déchets plastique. Loin de former un continent à proprement parlé, il s’agit plutôt d’une « soupe de plastique » qui s’étend en surface sur plusieurs milliers de kilomètres carrés.

© Robin des bois, www.robindesbois.org
Durant l’expédition, le voilier qui s’est rendu dans la zone d’amas est du pacifique a failli rencontrer des déchets du Tsunami de Tohoku © Robin des bois, www.robindesbois.org

Mais le problème est plus profond que cela, car il apparait qu’en réalité, le plastique ne se décompose  jamais complètement. Il ne fait que se fragmenter en plus petite particules. Lors de cette expédition, les macro déchets (de plus d’un millimètre) ne représentaient qu’une infime partie du plastique présent en surface.

Phénomène intéressant: les macro déchets servent de récif aux mollusque, quand les micro déchets se mélangent avec le plancton. Si il s’est développé une sorte de symbiose entre les organismes présents et cette soupe de plastique, les analyses faîtes sur les échantillons prélevés par l’expédition 7° continent ont permis de prouver qu’un nouvel écosystème s’y est développé.

Une grande activité microbienne a en effet été découverte dans cette soupe de plastique. Ces microbes (essentiellement des bactéries qui se nourrissent des plastiques)ont de quoi faire frémir, tant les souches sont variées et potentiellement dangereuse. Les résultats des analyses ont ainsi permis de mettre en évidence des souches proches du choléra…

En conclusion, on peut se demander pourquoi nous avons tant besoin de plastique, sacs de course, suremballage, obsolescence programmée, tris sélectifs et recyclage insuffisant, toutes ces pratiques de consommation contribuent à la pollution incessante des terres et des océans.