La fausse écologie des éco-sacs « végétaux »

 

 

Bio et bien être
Crédit image nageraveclesdauphins.fr

 

 

Depuis maintenant un certain temps, de nombreuses grandes surface proposent des sacs « écologiques » en caisse.
Annoncés comme Végétaux et Bio dégradables, ils sont vendus entre 5 et 10 centimes d’euros.
Dans cet article, nous verrons quel est l’impact réel de l’utilisation de ces sacs.

1. Avant de commencer:

Avant de se lancer dans le feu de l’action, nous allons étudier l’origine des sacs de courses en plastique.

Apparu dans les années 70, le sac plastique a su se faire sa place au soleil. Il est aujourd’hui largement répandu à travers le monde, et plus particulièrement dans les pays développés.
Les raisons de son succès réside dans sa facilité de production, ainsi que dans sa facilité d’utilisation.
La production pouvant être largement automatisé, le sac plastique ne demande pas beaucoup de ressources « humaines » pour être fabriqué. Il reste néanmoins un produit issu de la pétrochimie.
Son utilisation, en libre accès dans la plupart des grande surface (beaucoup moins ces dernières années), a été tellement répandu, qu’il est devenu habituel de demander un sac plastique en caisse, qui servira ensuite de sac poubelle, ou finira accroché dans un arbre, ou encore dans l’estomac d’un dauphin.

2. Quelques chiffres:

Parmi les pays les plus consommateur de sacs plastique, on retrouve les états unis en première place – près de 1500 sacs par personne et par an – puis les pays européens – une moyenne de 300 sacs / pers / an. (chiffres de 2003 – source Ekopedia.org)

En France, nous utilisons près de 17 milliards de sacs plastiques par ans, soit une moyenne de 280 sacs, par personne, par an (chiffres de 2003 – source Ekopedia.org).
Ces chiffres ont de quoi faire réfléchir, car cela veut dire que nous utilisons un sac 5 jours sur 7 dans la semaine.

3. l’intérêts des éco-sacs bio dégradables:

La grande question de cet article est la suivante, quel est l’intérêt réel de produire et d’utiliser des sacs dégradables?
Étant donnés les chiffres de consommation cités ci dessus, il est évident qu’il existe un marché du sac plastique. Face à la demande constante de moyen de transporter les achats, la grande distribution n’a eu d’autre choix que de chercher des solutions. Cependant, le gouvernement français en ayant décider ainsi, la distribution gratuite de sacs plastique sera interdite  fin 2012.
Aussi les principaux acteurs sont obliger de faire face à un nouveau dilemme.

Certains ont choisis de faire payer des sacs plastiques, plus grands mais toujours à usage unique. Ainsi le consommateur va-il (soit disant) faire plus attention, et revenir avec son propre sac.

D’autres proposent des sacs biodégradable ou biofragmentables, gratuits ou non, geste écologique dont nous allons voir l inconvénients après.

De plus, la plupart des enseignes proposent désormais de grand cabas en plastique, payant et réutilisables.

Les sacs biodégradables et biofragmentables présentent donc un double intérêt. D’un coté, ils ne sollicitent plus l’industrie du plastique, et donc la pétrochimie. D’un autre coté, ils interpellent et font prendre conscience du problème que pose la dégradation du plastique.

Tout cela pourrait être magnifique, si seulement ils ne présentaient pas d’autres inconvénients.

Pour ce qui est des sacs en plastique biofragmentables, la matière utilisée n’en reste pas moins le plastique. Il s’agit en réalité d’un polyéthylène auquel est rajouter un additif qui fragilise sa structure et le rend donc fragmentable. Cela ne règle malheureusement ni le problème de la pétrochimie, ni même celui de la dégradation, car le polyéthylène n’est pas biodégradable de par sa nature hydrophobe.

Pour ce qui est des sacs biodégradables en amidon de maïs, s’il est vrais que l’on peut saluer l’exploit et le coté écologique (biodégradabilité totale), il reste néanmoins que les sacs sont à usage unique – bien que réutilisables, les sacs en amidon de maïs ne tiennent pas dans le temps, et craignent l’eau. De plus au cours de son processus de fabrication, ils demandent une quantité d’eau et d’énergie énorme. Le dernier point à signaler est que si la consommation de sac en amidon de maïs venait à se démocratiser, la filière devrait faire face à des pénuries de matière première, et cela risquerait de renforcer indirectement la production de maïs OGM.

4. Mon avis (très personnel) sur la question:

Je ne pense pas qu’il existe une solution toute faite à ce genre de problème, qui est inhérent aux nouveaux modes de consommation. Consommer toujours plus, pour produire plus, et le tout au plus bas prix, au détriment de la qualité.

On ne peut blâmer la grande distribution d’avoir voulu trouver une solution pratique est peu onéreuse au problème du transport des courses. On ne peut non plus blâmer les fabricants, qui ont été obligés de répondre aux cahiers des charges exigeants de la grande distribution.

Les véritables fautifs sont les consommateurs (nous tous), qui ont céder à la facilité d’un sac plastique, alors que nos aïeux ne sortaient jamais faire leurs courses sans leur panier. Il reste néanmoins vrais que la grande distribution nous a poussé à la consommation, en ne proposant que tardivement (et sous contrainte politique) des solutions alternatives.

Pour moi, la seule solution viable au problème est l’utilisation de cabas réutilisables, si possible en toile ou en coton, qui restent les matériaux les plus naturels durant tout leur cycle de vie.

5. Liens utiles et sources:

http://fr.ekopedia.org/Sac_plastique